Poème pour une petite fille que je n'ai pas vu depuis 20 ans.
Nous n’avons jamais été proches l’un de l’autre
Pas amis, de simples camarades de classe ;
Séparés comme nous nous étions rencontré,
Sans peine, ni déchirure ni effusion aucune,
Presque dans l’indifférence ; nous avions dix ans,
Pas assez grands pour remarquer nos qualités,
Age de l’insouciance et de l’innocence pures
On ne pense pas encore à certaines choses
Nos chemins s’ensuivirent sans jamais se croiser
Oubliés comme un souvenir de passage
Comment se rappeler d’un enfant parmi d’autres ?
A dix ans on a tant de choses à découvrir ;
Bien entendu la mémoire est vive à cet âge,
Dans un coin du cerveau se greffe une belle image ;
Par la suite, survient de temps en temps un visage
Au détour d’une conversation sur le passé
On n’oublie jamais les détails de son enfance
Quand ils portent le visage de l’innocence ;
Malgré toutes ces années, toutes nos dures épreuves
Toi et moi, nous ne nous sommes pas oublié,
Un souvenir vivace nous a toujours uni,
Nous l’ignorions mais nos destins étaient liés,
Inconsciemment nous devions nous retrouver
Pour achever le travail de la destinée
C’est la technologie, ironie de l’histoire,
Qui nous octroie le droit divin de nous revoir ;
C’est toi qui m’as cherché, puis qui m’a retrouvé,
Tout me semble inimaginable, particulièrement
Qu’après quelques voluptueuses conversations,
Belle image sortie d’un coin de mon cerveau,
Tu enflammes à présent mon esprit égaré
Et trouble mon corps et mon cœur, vingt ans après.
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