Vendredi 7 septembre 2007

Poème pour une petite fille que je n'ai pas vu depuis 20 ans.

 

Nous n’avons jamais été proches l’un de l’autre

Pas amis, de simples camarades de classe ;

Séparés comme nous nous étions rencontré,

Sans peine, ni déchirure ni effusion aucune,

Presque dans l’indifférence ; nous avions dix ans,

Pas assez grands pour remarquer nos qualités,

Age de l’insouciance et de l’innocence pures

On ne pense pas encore à certaines choses

Nos chemins s’ensuivirent sans jamais se croiser

Oubliés comme un souvenir de passage

Comment se rappeler d’un enfant parmi d’autres ?

A dix ans on a tant de choses à découvrir ;

Bien entendu la mémoire est vive à cet âge,

Dans un coin du cerveau se greffe une belle image ;

Par la suite, survient de temps en temps un visage

Au détour d’une conversation sur le passé

 

On n’oublie jamais les détails de son enfance

Quand ils portent le visage de l’innocence ;

Malgré toutes ces années, toutes nos dures épreuves

Toi et moi, nous ne nous sommes pas oublié,

Un souvenir vivace nous a toujours uni,

Nous l’ignorions mais nos destins étaient liés,

Inconsciemment nous devions nous retrouver

Pour achever le travail de la destinée

 

C’est la technologie, ironie de l’histoire,

Qui nous octroie le droit divin de nous revoir ;

C’est toi qui m’as cherché, puis qui m’a retrouvé,

Tout me semble inimaginable, particulièrement

Qu’après quelques voluptueuses conversations,

Belle image sortie d’un coin de mon cerveau,

Tu enflammes à présent mon esprit égaré

Et trouble mon corps et mon cœur, vingt ans après.

Par Terence Stamper - Publié dans : Impressions (poésie)
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