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Alexandre Dantès (descendant du Comte de Monté-Cristo) a dix-huit ans. Romantique invétéré, rêvant d'un amour passionné et exceptionnel, il recherche la jeune fille qui saura répondre à ses attentes, qui saura interpréter avec lui le jeu de l'amour et de la séduction. Il en rencontre trois : qui, de la douce Rébecca, la flamboyante Messaline et l'angélique Céleste, fera chavirer son cœur de rêveur ?

Sa quête de l'amour fou lui réserve de nombreuses surprises, des moments très intenses ainsi que d'amères déceptions. Sa naïveté et son innocence ne l'avaient pas préparé à affronter un ennemi séculaire et un coup du sort inattendu.

L'action se déroule de nos jours à Aix-en-Provence (à l'université de lettres) et à Marseille.

Pour lire des extraits, cliquez sur la catégorie "Blue Eyes", en haut à droite.

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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 22:56

Bonjour

Je souhaite écrire ici un petit message pour faire connaître un tout jeune groupe de rock "gothique" français nommé Catharsys, basé à Lyon. Pour les connaisseurs, la musique évoque Evanescence et Nightwish. A découvrir en cliquant sur ce lien : www.myspace.com/catharsysband

Bonne route à ces musiciens pleins de talent !

Par Terence Stamper - Publié dans : Divers
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 12:55

Voici les premières pages de "Blue Eyes"

Le jeune homme prend son amie dans ses bras. Il lui donne un tendre et long baiser, et lui fait ses adieux pour une journée. Le soleil vient juste de terminer sa demi-révolution et de réapparaître de l’autre côté. Il fait beau et doux. Le jeune homme quitte son petit coin de paradis et s’apprête à se rendre vers sa patrie d’origine, grâce à un moyen de locomotion qui existe depuis des millénaires dans l’imaginaire collectif, mais qui ne fut jamais homologué. Chemin faisant, il réfléchit, se remémore son enfance heureuse, ses parents, ses premiers émois… Il doit se rendre à Marseille, ville du sud de la France , pays situé sur le continent européen, l’une des cinq parties de la Terre , la planète bleue. C’est dans cette ville qu’il est né et qu’il a vécu, pendant une vingtaine d’années, avant de disparaître mystérieusement ; ce sera le meilleur endroit pour constater d’éventuels changements ou rencontrer des membres vivants de sa famille.

Il atterrit après environ vingt-cinq minutes de vol en plein centre de sa ville natale. Il fait nuit, ce qui lui donne l’impression d’avoir plongé dans les ténèbres, lui qui n’a plus connu l’obscurité depuis si longtemps. Il fait quelques pas, mais glisse et tombe.

-           Ouille ! Sur quoi ai-je glissé ? Le sol est sec, pourtant

Il se relève, et se tient immobile et pensif durant quelques instants. A ce moment-là, deux individus s’arrêtent, et se mettent à rire. L’un d’entre eux apostrophe le jeune homme.

-           Hé, toi ! Qu’est-ce que tu fiches debout sur le sol ?

-           La belle affaire ! En voilà une question ! Vous préféreriez que je rampe ?

Le jeune homme se retourne, mais ne voit personne. Il devient perplexe.

-           Mais où êtes-vous donc ? Voilà que j’entends des voix, de nouveau. C’est une habitude que je n’ai pas encore perdue.

-           Ah ! ah ! ah ! Il demande où nous sommes. Et où veux-tu que nous soyons, couillon ?

-           Ce n’est pas possible, les humains sont devenus invisibles !

-           Lève la tête, eh, piéton !

Le jeune homme lève la tête, et remarque enfin ses interlocuteurs, perchés sur rien du tout à trois mètres du sol, qui le scrutent.

-           Mais quel est donc ce prodige ! Vous volez, vous aussi ? Enfin, je veux dire, vous autres ?

-           Mais non. Tu débarques ou tu es amnésique ?

-           Les deux, il me semble, pense-t-il, à part. Bon, admettons que je sois devenu amnésique : pouvez-vous néanmoins m’expliquer comment vous faîtes pour rester suspendus ainsi dans les airs ?

-           J’ai l’impression que tu te fous de moi, à moins que tu sois bien atteint pour ton âge. Je vais te faire un petit cours de technologie généalogique.

-           Ça commence bien ! Je vous écoute.

-           Voici : dès la naissance, on greffe une cellule électronique dans les deux pieds de chaque individu. L’une permet de s’élever, l’autre d’avancer. Ces cellules sont reliées au sol via un satellite que chaque être humain possède sur le toit de son immeuble, chaque satellite étant relié au gigantesque ordinateur que des savants ont implanté dans le noyau de la Terre il y a une cinquantaine d’années déjà. Je suis très étonné que tu ne le saches pas, ou que tu ne t’en rappelles plus.

-           Mais sur quoi ai-je donc glissé ?

-           Tu te trouves sur une rame de courant continu, c’est elle qui nous permet de nous déplacer de cette manière, et le problème est que tu es sur la mauvaise file, en sens inverse.

 

-           Mais à quoi sert ce système ?

-           Ça a permis de supprimer tous les moyens de transport vétustes, en particulier les

-           soucoupes et les fusées, qui polluaient trop l’atmosphère. A présent, tout fonctionne avec des satellites.

-           Vous dîtes qu’on a supprimé les soucoupes et les fusées ? dit le jeune homme, de plus en plus perdu. Reste-t-il des voitures, des camions et des motocyclettes ?

-           Petit, je suis assez gentil pour perdre mon temps avec toi, alors évite de te moquer de moi. Ces bidules dont tu me parles ont été retirés de la circulation il y a plus de cinquante ans.

-           Mais non, c’est le contraire, ces véhicules ont été popularisés il y a cinquante ans !

-           Il est fou ce type ! Mais d’où sors-tu ?

-           Non, non, je plaisante, dit le jeune homme, qui comprend qu’il vaut mieux acquiescer s’il veut obtenir toutes les réponses à ces nouveaux mystères qui l’entourent. Alors comme ça, le monde entier est constitué de ces rames ?

-           Oui, il y en a partout, même sous les mers et les océans, ce qui permet de se déplacer au-dessus sans prendre les maréonefs, qui ont donc suivi le même chemin que les fusées.

-           Les quoi ?

-           Bon, je crois que je vais adapter mon langage à ton degré d’intelligence. Les machins qui voguaient sur l’eau.

-           D’accord, j’ai compris. Il parle de bateaux. Existe-t-il encore des montagnes, des jardins, des déserts ?

-           Non, tout a été rasé, je te dis ! Tout est écologique à présent, il n’y a plus de pollution. C’est le paradis !

-           Forcément, il n’y a plus rien à polluer ! Je me demande ce qui s’est passé. Messieurs, une dernière question : pourquoi fait-il nuit si tôt ?

-           Si tôt ? Il est 23h55 ! Regarde là-haut.

Le jeune homme lève la tête et aperçoit une immense horloge digitale, suspendue dans le ciel, juste au-dessus de Notre Dame de la Garde , la Bonne Mère qui veille sur Marseille depuis de nombreux siècles, de telle sorte que toute la ville puisse savoir l’heure d’un coup d’œil.

-           Et voilà ! J’ai oublié le décalage horaire, pense le jeune homme. Une dernière question : cette rue s’appelle toujours avenue du Prado ?

-           Non, pas tout à fait : il s’agit de la spatioroute du Prado.

-           Bon, ça va, le nom est resté au moins. Auriez-vous la gentillesse de me mener au n°258, s’il vous plaît, et de me hisser jusqu’à la porte de l’immeuble, car je constate avec effroi que ceux-ci sont également suspendus dans les airs ?

-           Pas de problème, nous t’y menons. Accroche-toi bien à nous, petit, et c’est parti !

Les deux individus atterrissent, prennent chacun le jeune homme par un bras, redécollent, et le mènent à la vitesse de l’éclair à la porte de l’immeuble qu’il cherchait, celui où il habitait il y a seulement quelques années, comme il le croyait, et qui était tout délabré.

-           Messieurs, je vous remercie beaucoup. Je suis votre humble serviteur.

-           De rien, minot. Tu sais ce qui me plaît chez toi ? C’est ta manière de parler, on dirait un jeune dandy érudit du début du XXIe siècle.

-           Du début du XXIe siècle ! Vraiment ? Mais quel jour sommes-nous donc ?

-           Et bien, avec juste deux minutes d’avance, nous te souhaitons une chaleureuse année 2097.

Ils lui serrent la main, et disparaissent comme une étoile filante.

 

Le jeune homme n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles. La ville avait changé, mais à un tel point ! Il se remet les idées en place, calcule que cent ans se sont écoulés depuis son départ de Marseille, sans qu’il ne s’en soit jamais rendu compte. Cent ans, et il n’avait pas vieilli entre-temps. Il regarde les noms sur le tableau de la porte d’entrée, sans trop d’espoir. Et pourtant, à la même place qu’autrefois, il trouve son nom de famille. Une bonne surprise. Dans ce monde qui ne ressemblait plus à rien, son nom existait encore. Il appuie sur le bouton avertisseur qui se trouve près de l’écran des noms, et se retrouve projeté, sans savoir comment, au centième étage.

Par Terence Stamper - Publié dans : Blue Eyes (roman)
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